DE LA RÉDUCTION DES TENSIONS PSYCHOLOGIQUES ENTRE LES CONTRIBUABLES ET L'ADMINISTRATION FISCALE (Par Kalumba Nundo)

DE LA REDUCTION DES TENSIONS PSYCHOLOGIQUES ENTRE LES CONTRIBUABLES ET L’ADMINISTRATION FISCALE.

 

La réduction des tensions psychologiques entre les contribuables et l’administration fiscale demande sans doute de porter une grande attention aux relations humaines. Elle requiert davantage une éducation du citoyen qui devra prendre conscience de l’importance de l’impôt.

 

1. De l’amélioration des relations humaines

 

D’après Grawitz M, les relations humaines se situent toujours dans un environnement social organisé (groupe, communauté). D’où la nécessité pour le psychosociologue d’étudier l’environnement social dans lequel se produisent les relations inter-individuelles soumises à son observation.

Il est toutefois, impossible de prétendre imposer 20 à 70% sur revenu d’un contribuable, sans veiller à le faire dans des conditions psychologiquement humaine et acceptables.

En revanche, l’amélioration des relations humaines est une revendication légitime. Les contribuables doivent pouvoir être informes de leurs obligations et de leurs droits par l’administration fiscale. Le contribuable devra être guidé dans ses déclarations par des documents administratifs concis, mis gratuitement à sa disposition. L’administration au contraire, doit concourir à l’élaboration des déclarations.

On réduirait aussi des tensions en demandant aux agents de ne pas s’appesantir sur des questions de détail et de concentrer leurs efforts sur la rectification des déclarations manifestement inexactes. Il est souhaitable également que les pénalités soient appliquées avec discernement et de traiter différemment les contribuables ignorant la loi fiscale et les fraudeurs.

Notons toutefois qu’il n’y a pas de « règle d’or » pour établir la bonne volonté et la collaboration entre les êtres humains pris individuellement ou collectivement. La réussite ou l’échec dépend de la mentalité de ceux dont il s’agit et le degré de confiance que chacun place dans la droiture d’intentions de l’autre.

 

2. De la prise de conscience des contribuables sur la mission de l’Etat et du rôle

    majeur  de l’impôt

 

Outre l’amélioration des relations humaines, le rétablissement d’un climat psychologique normal requiert une place indispensable pour l’éducation politique des citoyens, qui devront prendre conscience de la mission de l’Etat et du rôle majeur de l’impôt. Il s’avère impérieux que la politique fiscale soit conforme aux aspirations humaines et fondamentales des citoyens.

Cependant, un rôle aussi important assigne a l’impôt soulève des difficultés psychologiques majeures si les contribuables n’y sont pas préparés.

L’individu qui perçoit un revenu, l’entrepreneur qui réalise son profit a le sentiment erroné et accepte difficilement que ces ressources fassent l’objet d’un prélèvement important. Toutefois, les obstacles psychologiques peuvent être réduits par la retenue 1a la source et la développement sur le chiffre d’affaires. La pression fiscale, néanmoins, sera toujours ressentie.

Certes, une fiscalité lourde dont le taux d’imposition est trop élève est en un sens, une atteinte à la liberté du citoyen et crée des conflits d’intérêts entre les contribuables et les agents du fisc. Par ailleurs, l’éducation civique et politique sera d’inculquer aux concitoyens les notions fondamentales relatives à la mission de l’Etat en matière fiscale et la fonction de l’impôt.

Ceux qui, aujourd’hui, méconnaissent leurs obligations fiscales ont, dans une large mesure, l’esprit de l’ignorance car peu d’effort d’information et de préparation psychologique n’ont été fait par l’Etat, notamment en matière fiscale.

En définitive, si l’on veut assurer la stabilité de la politique fiscale et le développement harmonieux de notre société, cet effort doit être entrepris par l’Etat Congolais.

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